"J'adhère et vous ?" - Isabelle Vivet

Son visage ne vous est peut-être pas inconnu : Isabelle Vivet a été directrice de l'école Saint-Christophe, à Rosendaël, entre 1995 et 2010. A presque 60 ans, cette jeune retraitée déborde d'activités sportives ou culturelles mais aussi d'idées pour Dunkerque, sa ville d'adoption.

- "Pourquoi avoir adhéré à Dunkerque en mouvement ?

- Je suis plutôt de droite mais jusqu'à présent, je n'étais pas opposée à Michel Delebarre. Aujourd'hui, je pense vraiment qu'il devrait passer la main. Je le dis d'autant plus facilement que j'ai choisi de partir à la retraite récemment. Je voudrais voir à la tête de Dunkerque une équipe plus jeune, plus dynamique. Je pense que Patrice Vergriete ferait un très bon maire ! Il sait écouter, il est réaliste, il met de l'intelligence dans ses actions. Et il propose un rassemblement sans étiquette, ce qui me parait être la meilleure chose à l'échelon local.

- Quelles sont les actions à entreprendre pour Dunkerque ?

- Quand je suis arrivée en 1995, suite à la mutation de mon mari, Dunkerque était une ville animée avec des commerces variés et attrayants. Je m'y suis vite sentie bien. Depuis une petite dizaine d'années, notre ville perd de sa superbe, elle s'appauvrit. Quand j'étais directrice d'école, de nombreuses familles m'annonçaient qu'elles quittaient le territoire soit pour trouver du travail ailleurs, soit pour déménager dans le périurbain, là où les impôts locaux sont moins élevés. J'ai la nette impression que notre ville se recroqueville sur elle-même au fur-et-à-mesure qu'elle se vide de ses habitants. Certains jours, surtout en hiver, je me promène et je me demande : où sont les gens ? La prolifération des agences immobilières, banques, mutuelles et autres EDF renforcent encore cette impression. On a moins envie de flâner qu'avant. Je pense que le stationnement tel qu'il a été réorganisé a porté un coup fatal au centre-ville. Pour moi, la priorité, c'est de lui apporter une nouvelle attractivité. Comment faire ? Tout d'abord, annuler le projet de grande salle et son centre commercial en périphérie, un projet irrespectueux et déplacé dans le contexte actuel. Et puis penser autrement l'aménagement du centre-ville. Je suis vraiment frappée de voir que tous les aménagements les plus récents ne tiennent pas compte du vent et du froid présents quand même neuf mois sur douze. On fait un centre-ville comme si on était à Montpellier, sans abri, ouvert à tous les vents. Et puis ne parlons pas de l'état des rues et de la saleté des trottoirs. Avoir une plage plus animée et propre permettrait sans doute aussi d'attirer davantage les familles.

- Vous faites aussi partie du groupe de travail Culture...

- En tant qu'ancienne directrice d'école, j'ai constaté que la culture n'était pas entrée dans tous les foyers dunkerquois... Or c'est un moyen efficace d'intégrer les gens, de les rendre moins attentistes et plus actifs dans la ville. Je prône une culture hors les murs des grosses structures. La culture doit venir dans les quartiers. Parce que les habitants les moins aisés n'iront pas naturellement à la culture. La création d'une ludothèque ou d'une médiathèque à Dunkerque me parait aussi relever de l'évidence."

 

 



Les commentaires

  • Posté par Mélanie, le 11/07/2013 à 17:06:53

    Je partage à 100 % l'analyse sur la façon dont on aménage notre ville : ici, il y a du vent et souvent, il fait froid... Ce serait bien d'en tenir compte et d'arrêter de nous faire des rues et des places que l'on traverse au pas de course parce qu'on grelotte !!!